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Carte mentale

Classification du vivant en 6e : caractères partagés et groupes emboîtés

Classer les êtres vivants consiste à former des groupes emboîtés à partir de caractères qu’ils possèdent en commun. Plus deux espèces partagent de caractères hérités, plus leur parenté est proche. On ne classe donc pas les animaux selon leur milieu de vie, leur taille ou ce qu’ils savent faire.

Observer avant de classer

Un caractère est un attribut observable d’un organisme : présence de poils, de plumes, de quatre membres ou d’une colonne vertébrale. Pour travailler rigoureusement, on observe plusieurs espèces, on relève la présence des caractères dans une matrice, puis on regroupe les espèces qui partagent ces caractères.

Espèce Colonne vertébrale Quatre membres Poils Plumes
Chat Oui Oui Oui Non
Pigeon Oui Oui : les ailes sont les membres antérieurs Non Oui
Grenouille adulte Oui Oui Non Non
Truite Oui Non Non Non

Cette matrice montre que les quatre espèces appartiennent au groupe des vertébrés. À l’intérieur de ce groupe, le chat, le pigeon et la grenouille adulte partagent quatre membres : ils appartiennent au groupe des tétrapodes. Le chat possède en plus des poils ; le pigeon possède des plumes.

Construire des groupes emboîtés

Groupe Caractère partagé qui définit le groupe Espèces de l’exemple
Vertébrés Colonne vertébrale Chat, pigeon, grenouille, truite
Tétrapodes, inclus dans les vertébrés Quatre membres Chat, pigeon, grenouille
Mammifères, inclus dans les tétrapodes Poils Chat
Oiseaux, inclus dans les tétrapodes Plumes Pigeon

Une espèce placée dans une petite boîte possède aussi les caractères des boîtes qui la contiennent. Le pigeon a des plumes, quatre membres et une colonne vertébrale. Une classification scientifique traduit donc des liens de parenté : le partage d’un caractère hérité indique l’existence d’un ancêtre commun qui possédait déjà ce caractère.

Classer n’est pas identifier

Une clé de détermination sert à trouver le nom d’une espèce en choisissant entre des critères successifs. Une classification sert à montrer les parentés entre les espèces. Les deux outils utilisent des observations, mais ils ne répondent pas à la même question.

  • Identifier : « De quelle espèce s’agit-il ? »
  • Classer : « Avec quelles espèces partage-t-elle des caractères hérités ? »

Les pièges à éviter

  • Regrouper selon le lieu de vie : une baleine vit dans l’eau mais appartient aux mammifères, pas aux poissons.
  • Utiliser une absence comme seul argument : « sans pattes » ne suffit pas à définir une parenté.
  • Se fier à une ressemblance générale : la forme fuselée du dauphin et du requin est liée à la nage, mais ne signifie pas qu’ils appartiennent au même petit groupe.
  • Confondre individu et espèce : la classification porte sur des espèces, pas sur la couleur ou la taille particulière d’un individu.

Exercice corrigé

Un lézard possède une colonne vertébrale et quatre membres, mais ni poils ni plumes. Dans quels groupes du tableau faut-il le placer ?

Voir la réponse

Le lézard appartient aux vertébrés et aux tétrapodes. Les informations données ne permettent pas de le placer parmi les mammifères ni parmi les oiseaux. Pour préciser sa classification, il faudrait observer d’autres caractères pertinents.

Sources

Fiche vérifiée le 21 septembre 2026 à partir de la ressource d’Éduscol sur la classification évolutive par groupes emboîtés au cycle 3 et de l’explication du Muséum national d’Histoire naturelle sur la taxonomie et la systématique.

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