La surface solide de la Terre est découpée en plaques lithosphériques rigides. Elles se déplacent lentement sur l’asthénosphère plus déformable. La majorité des séismes et des volcans se concentre à leurs limites.
Les limites de plaques
| Type de limite | Mouvement | Conséquences |
|---|---|---|
| Dorsale océanique | Écartement | Création de lithosphère océanique, volcanisme |
| Subduction | Convergence ; une plaque plonge | Fosse, séismes parfois profonds, volcanisme explosif |
| Collision | Convergence de deux continents | Formation d’une chaîne de montagnes, séismes |
| Faille transformante | Coulissage | Séismes |
Séismes et volcans : ce qu’ils révèlent
| Phénomène | Origine | Répartition |
|---|---|---|
| Séisme | Rupture brutale de roches le long d’une faille | Surtout aux limites de plaques |
| Volcan effusif | Magma fluide | Fréquent aux dorsales et points chauds |
| Volcan explosif | Magma visqueux riche en gaz | Fréquent en zone de subduction |
À une dorsale, le magma remonte et forme une nouvelle croûte océanique. En zone de subduction, une plaque océanique plus dense s’enfonce sous une autre plaque. Les foyers sismiques s’alignent alors selon un plan incliné.
Le déplacement des plaques se mesure aujourd’hui par géodésie spatiale. Il est généralement de l’ordre de quelques centimètres par an : lent à l’échelle humaine, mais capable de transformer les océans et les continents sur des millions d’années.
Ne pas confondre
- Une plaque n’est pas un continent : elle peut porter à la fois continent et océan.
- Le magma est en profondeur ; lorsqu’il atteint la surface, on parle de lave.
- Un séisme n’est pas provoqué par le volcanisme dans tous les cas.
Exercice corrigé
On observe une fosse océanique, des foyers sismiques de plus en plus profonds et un arc volcanique. Quelle limite de plaques est présente ?
Correction : une zone de subduction. Une plaque plonge sous l’autre, ce qui explique l’alignement des séismes et le volcanisme.
Sources : Institut de physique du globe de Paris, lithosphère et asthénosphère ; IPGP, observatoire volcanologique et sismologique de Martinique.
